Loin du sommeil, j'ai trouve la plume
Elle guide ma main, mon c½ur, mes pensées
Mais ma main tremble et ne s'arrête plus d'écrire
Mon c½ur lui est lourd, lourd d'incompréhension
Mes pensées sont noires tout comme mes rêves
D'ailleurs cela fait longtemps que je ne rêve plus
Quand m'arrêterais -je de penser, de réfléchir
Et tout simplement de souffrir
Comment oublier, effacer, toutes ces images, ce surplus de douleurs
Que je dois partager lorsque la tristesse inonde le c½ur et les yeux des proches
Ils me disent que mon rôle est de secourir
Du haut de leur bureau ils oublient peut être trop vite ce qui résume mon quotidien
L'horreur qui frappe au beau milieu de la nuit ou bien d'un bon repas
Sauver ou périr
Telle est notre devise
La réalité, elle est toute autre
Alors pourquoi bien souvent moi je m'en sors, et les victimes, elles vivent leurs dernières heures
Difficile a supporter des millions de questions me viennent
Pourquoi cette gamine? Que dire a la famille?
Et la mon estomac ne fait plus qu'un avec mon c½ur
Passion c'est ce que résume ce métier
Sans cela je ne pourrai pas
Des héros cela n'est pas le mot
Car derrière ce mot se cachent des hommes sensibles et bien souvent meurtris
Les années sont trop longues, trop longues pour l'aimer jusqu'a la fin
Nous ne demandons pas ce grade de héros mais juste de la considération, du soutient et de l'écoute
L'écoute cela fait des années que nous la réclamons au gouvernement
Des années de souffrance bon nombre de déprimés et plus grave encore
De suicide et pourtant la mort nous la combattons tous les jours mais la notre
Combien vaut-elle? Nous demandons juste quelques années de répit
Soixante ans cela est trop long, trop long, trop dur
A cet age notre métier ne se résume plus que par la souffrance
Physique et morale
Juste une question me vient
A soixante ans vais-je encore pouvoir encore profiter de ma fille, de mon fils, de mes petits-enfants, de ma retraite
Je pense que vous cher gouvernement et bien évidemment cher ministre
Votre retraite sera confortable
Alors juste une chose oubliez vos discours et vos médailles
Sous terre nous n'en avons plus besoin.